LES ORIGINES
Successivement dénommé Supincourt (1183), Sibiencourt, Sepincourt puis Spincourt, notre village a été marqué principalement par le marquisat de Spincourt. Erigé le 12 avril 1723 par lettres patentes du duc Léopold de Lorraine, il est attribué au Comte Pierre-Louis-Joseph des Armoises en échange de dettes et de créances. Les biens comprenaient les villages de Spincourt, Eton, Houdelaucourt, Saint-Pierrevillers et Saint-Supplet, ainsi que les bois de Saulx et de Longeau. Se considérant spolié, le comte des Armoises n’en prend jamais possession. A sa mort en 1732, et jusqu’en 1773, le marquisat de Spincourt relève de l’administration étroite d’Antoinette-Louise des Armoises, la fille et unique héritière. Femme de tête et ambitieuse, elle se trouve sans descendance directe après les décès successifs de ses deux enfants et choisit pour lui succéder son cousin germain, Louis-Antoine de Raigecourt, donation entre vifs confirmée par lettres patentes du roi Stanislas le 19 octobre 1747. Mort en 1754, celui-ci ne profite guère du marquisat de Spincourt et son fils aîné Joseph de Raigecourt-Gournay héritait des biens. Au cours de la révolution française, après l’émigration à Vienne de Joseph de Raigecourt-Gournay, la quasi-totalité des immeubles de la famille est confisquée et vendue. Une loi de 1825 réattribue une partie des biens à Anne Raigecourt-Gournay, Maréchal de camp et pair de France, avec lequel prend fin l’histoire familiale et successorale du Marquisat de Spincourt. Malgré sa modestie, le marquisat ne manqua pas de références prestigieuses, aussi bien par sa naissance que par les noms réputés qui l’ont détenu.
Autre figure marquante, Louis Bertrand, académicien, né à Spincourt le 20 mars 1866. Deux de ses ouvrages sont peu ou prou consacrés à Spincourt. Le premier, Ma Lorraine (1926) est la reprise d’articles parus dans la Revue des Deux Mondes, de 1915 à 1917, où il y consignait ses souvenirs d’enfance dans ce Spincourt occupé et réduit à un champ de ruines. Le second Jean Perbal, est un récit de son enfance à Spincourt et à Briey. Même si ces propos ne sont pas toujours flatteurs, Louis Bertrand nous narre les faits et gestes de ces paysans de l’autre siècle, d’une communauté villageoise typique lorraine.
LA GUERRE DE 14-18
La Guerre de 14-18 n’a pas épargné Spincourt. Entre le 20 et le 30 août 1914, de nombreux combats ont eu lieu. Et le 25 août, le village est en grande partie incendié par les troupes allemandes.
L’EGLISE
L’église de Spincourt date de 1753 et ne possède pas de style particulier. Elle détient encore une parcelle de la Vraie Croix, un fragment de l’autel de bois de Saint-Pierre ainsi que des reliques de différents martyrs. Le bas-relief qui orne l’autel est très remarquable.
LE CHATEAU
Le château (19ème siècle) fut construit par un propriétaire aisé sous la Monarchie de Juillet. Grosse bâtisse entourée d’un parc, elle n’est plus habitée depuis de nombreuses années.
LA MAIRIE
Le bâtiment de la Mairie date de l’époque de Louis Philippe et abrita jusqu’au milieu du 20ème siècle la Justice de Paix.
AUJOURD’HUI
Spincourt, chef-lieu de canton, se caractérise par son association de communes. Créée en 1973, elle rassemble dans un esprit de fraternité les villages de Spincourt, Haucourt-la-Rigole, Houdelaucourt, Ollières, et Réchicourt. Mini pôle rural, Spincourt est un village agréable à vivre, par la multiplicité des services disponibles (banque, poste, commerces, médecins, communauté de communes…) et par la richesse de son milieu associatif.
|